
Dans les petites entreprises, le titre-restaurant reste loin d’être généralisé. Une enquête Ifop réalisée pour Edenred révèle que seuls 19 % des salariés travaillant dans une entreprise de moins de 20 salariés disposent de titres-restaurant. Une proportion très inférieure à celle observée dans les entreprises de taille supérieure.
L’écart est d’autant plus notable que les salariés qui bénéficient de cet avantage lui accordent une grande importance, notamment pour leur pouvoir d’achat.
Seulement 19 % dans les entreprises de moins de 20 salariés
À l’échelle de l’ensemble des actifs en emploi interrogés, 31 % déclarent disposer de titres-restaurant, contre 69 % qui n’en bénéficient pas. L’Ifop précise toutefois que certains employeurs proposent d’autres solutions, comme un restaurant d’entreprise.
La taille de l’entreprise fait apparaître de fortes différences. 19 % des salariés des entreprises de moins de 20 salariés ont accès aux titres-restaurant, contre :
- 41 % dans les entreprises de 20 à 99 salariés ;
- 45 % dans celles de 100 à 249 salariés ;
- 39 % dans celles de 250 à 999 salariés ;
- 49 % dans celles de 1 000 à 4 999 salariés ;
- 31 % dans les entreprises de 5 000 salariés et plus.
Les écarts sont également importants selon l’activité. Le taux atteint 45 % dans le BTP-construction, 37 % dans l’industrie et 35 % dans les services, contre 30 % dans le commerce et seulement 11 % dans l’agriculture.
Dans les petites entreprises, 76 % des salariés apportent leur déjeuner
Cette différence se retrouve dans les habitudes du midi. Au total, 63 % des actifs qui prennent une pause déjeuner mangent un repas préparé à la maison.
La proportion atteint 76 % chez les salariés des entreprises de moins de 20 salariés. Elle descend à 61 % dans les entreprises de 20 à 99 salariés, puis à 56 % dans celles comptant entre 100 et 249 salariés et à 56 % également dans celles de 250 salariés et plus.
L’accès aux titres-restaurant est lui aussi associé à des habitudes différentes : 58 % des bénéficiaires préparent leur déjeuner à la maison, contre 66 % de ceux qui n’en disposent pas.
À l’inverse, 25 % des personnes ayant accès aux titres-restaurant achètent leur déjeuner en restauration, contre seulement 11 % de celles qui n’en bénéficient pas. Dans les entreprises de moins de 20 salariés, cette proportion n’est que de 12 %.
Un dispositif associé au pouvoir d’achat pour 93 % des bénéficiaires
L’étude montre surtout la valeur accordée aux titres-restaurant par ceux qui en disposent.
Parmi ces bénéficiaires, 93 % considèrent les titres-restaurant comme importants pour leur pouvoir d’achat, dont 59 % se déclarent « tout à fait d’accord » avec cette affirmation.
Ils sont également 71 % à estimer que les titres-restaurant les aident à accéder à une alimentation de qualité pendant leur pause déjeuner. Et 54 % considèrent qu’ils les incitent à ne pas sauter cette pause.
L’effet sur la fréquentation des restaurants apparaît également : 54 % des bénéficiaires déclarent que leurs titres les incitent à aller plus souvent au restaurant.
8,30 euros dépensés en moyenne pour le déjeuner
L’enquête donne aussi une indication du budget consacré au repas pris pendant la journée de travail.
Les actifs concernés dépensent 8,30 euros par jour en moyenne pour acheter ou préparer leur déjeuner. La médiane s’établit toutefois à 6 euros et 47 % dépensent 5 euros ou moins.
Les personnes disposant de titres-restaurant déclarent un budget moyen de 10 euros, contre 7,50 euros pour celles qui n’en ont pas.
Ces résultats dessinent donc deux réalités assez différentes : dans les très petites entreprises, l’accès aux titres-restaurant demeure minoritaire et le repas préparé à domicile domine largement ; chez les bénéficiaires, le dispositif est très fortement associé au pouvoir d’achat et s’accompagne d’un budget déjeuner plus élevé.
Source et méthodologie
Ces données sont issues de la « Grande enquête sur la pause déjeuner des Français », réalisée par l’Ifop pour Edenred en mars 2026.
L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2 500 personnes représentatif de la population française en emploi âgée de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas selon le sexe, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle, le secteur d’activité, le statut professionnel et la nature de l’employeur.
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 10 au 18 mars 2026. L’étude comprend également un dispositif permettant une lecture régionale des résultats, avec 200 interviews réalisées dans chacune des régions étudiées et 300 en Île-de-France, avant remise au poids réel de chaque région dans l’échantillon national.

