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Le Baromètre Absentéisme Malakoff Humanis 2025 révèle des tendances marquantes concernant l’absentéisme chez les jeunes actifs. Selon cette étude, près de la moitié des 18-30 ans ont été en arrêt maladie au cours de l’année 2024, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes.
Depuis plusieurs années, le baromètre montre que les 18-30 ans ont un taux de prescription d’arrêts maladie supérieur à la moyenne des salariés, qui reste stable, mais élevé à 42%. En 2025, il apparaît que l’absentéisme pour raisons de santé augmente plus rapidement chez les jeunes que pour l’ensemble des salariés. Ces chiffres révèlent des aspirations fortes, comme un besoin d’équilibre et de reconnaissance, ainsi qu’un attachement profond au travail, loin des stéréotypes de désengagement.
L’absentéisme chez les jeunes : les chiffres
L’absentéisme pour raisons de santé chez les moins de 30 ans se caractérise par des arrêts plus nombreux, plus courts et souvent liés à des motifs psychologiques. En 2024, 49% des jeunes actifs ont eu au moins un arrêt maladie, soit 7 points de plus que la moyenne des salariés.
Depuis 2019, l’absentéisme pour raisons de santé des moins de 30 ans a augmenté de 3 points, tandis que celui de l’ensemble des salariés est resté stable, bien qu’à un niveau élevé de 42%.
Pour les jeunes, comme pour l’ensemble des salariés, la maladie dite « ordinaire » reste le premier motif d’arrêt maladie :
- 44% des arrêts chez les moins de 30 ans ;
- 40% pour l’ensemble des salariés.
Les troubles psychologiques, arrivés en deuxième position après la période Covid, se maintiennent à cette place pour l’ensemble des salariés. Le nombre de jeunes concernés par ces troubles augmente : 22% des salariés de moins de 30 ans arrêtés l’ont été pour des troubles psychologiques, soit une augmentation de 6 points par rapport à 2019.
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Stress, télétravail et recherche de sens : les nouvelles problématiques
39% des arrêts prescrits aux salariés de moins de 30 ans sont des arrêts courts (1 à 3 jours) contre 8% pour les arrêts longs (plus de 30 jours), et 30% d’arrêts courts pour l’ensemble des salariés.
Les jeunes sont plus nombreux à demander un arrêt maladie à leur médecin : 27% contre 20% pour l’ensemble des salariés. Cette tendance est en hausse de 11 points par rapport à 2019. Plus d’un quart des jeunes de moins de 30 ans ayant demandé un arrêt maladie déclarent que leur état psychologique ne leur permettait pas de travailler (26% contre 15% des jeunes actifs en 2020, et 22% pour l’ensemble des salariés en 2024).
L’entrée dans la vie active peut être un choc pour de nombreux jeunes. Le début de carrière professionnelle se révèle parfois difficile. L’étude met en lumière plusieurs points :
- Le stress au travail chez les jeunes actifs : 66% des moins de 30 ans déclarent avoir un « emploi stressant », contre 54% pour l’ensemble des salariés, et plus d’un sur deux se déclare épuisé professionnellement, soit une augmentation de 7 points par rapport à 2020.
- Le revers du télétravail : très plébiscité par les jeunes et essentiel pour eux (37% y ont recours contre 23% en 2020), le télétravail est paradoxalement source d’isolement pour 23% des jeunes, un chiffre bien supérieur à celui de l’ensemble des salariés (16%).
- Des attentes élevées liées au monde du travail : l’exigence au travail est le premier motif d’ordre professionnel évoqué (37%) pour les arrêts pour troubles psychologiques chez les jeunes.
Les moins de 30 ans restent profondément attachés à leur travail et sont plutôt satisfaits de leurs conditions de travail. Loin d’être désengagés, ils expriment un haut niveau de satisfaction vis-à-vis de leur environnement professionnel :
- 79% saluent une très bonne ambiance au travail (contre 75% pour l’ensemble des salariés) ;
- 57% se sentent reconnus pour les efforts qu’ils fournissent (contre 54%).
Ils sont également très engagés : 81% d’entre eux déclarent chercher systématiquement à améliorer leur façon de travailler, preuve d’une volonté de progresser et de s’investir durablement.
À retenir
- L’absentéisme pour raisons de santé chez les jeunes actifs est en augmentation, avec des arrêts plus nombreux et plus courts.
- Les troubles psychologiques sont un motif croissant d’arrêt maladie chez les jeunes.
- Le stress et l’isolement liés au télétravail sont des défis majeurs pour les jeunes actifs.
- Les jeunes actifs recherchent un équilibre entre vie professionnelle et personnelle, ainsi qu’une reconnaissance de leurs efforts.
- Les entreprises doivent repenser leur management et leurs politiques de prévention pour répondre aux attentes des jeunes générations.

