
La médaille d’honneur du travail récompense l’ancienneté des salariés et leur parcours professionnel. Si cette distinction reste honorifique, elle peut s’accompagner d’une prime versée par l’employeur. Jusqu’à présent, cette gratification bénéficiait d’un régime fiscal avantageux. Ce ne sera plus le cas. Comme l’a repéré Midi Libre, la loi de finances pour 2026 modifie en effet le traitement fiscal de cette prime.
Créée en 1948, la médaille du travail distingue les salariés pour la durée de leurs services et leur engagement professionnel. Elle concerne surtout les travailleurs du secteur privé, même si certaines catégories de fonctionnaires peuvent également y prétendre.
Au-delà de la distinction symbolique, cette médaille peut donner lieu à une gratification financière prévue par l’entreprise ou la convention collective.
Jusqu’ici, cette prime échappait à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales dans certaines conditions.
Une exonération supprimée par la loi de finances 2026
La situation évolue avec la loi de finances pour 2026. Comme l’indiquent nos confrères de Midi Libre, une modification du Code général des impôts a supprimé l’exonération dont bénéficiait cette gratification.
Plus précisément, le 6° de l’article 157 du Code général des impôts a été abrogé. Cette disposition précisait auparavant que les gratifications versées aux salariés lors de l’attribution de la médaille d’honneur du travail n’étaient pas prises en compte dans le calcul du revenu imposable.
Avec la disparition de ce dispositif, ces primes rejoignent désormais le régime applicable aux autres compléments de rémunération.
Elles seront donc soumises à l’impôt sur le revenu, au même titre que les primes exceptionnelles, le treizième mois ou encore les dispositifs d’intéressement et de participation.
Des montants parfois significatifs
Dans la pratique, toutes les entreprises ne versent pas de prime à cette occasion. Mais lorsqu’elle existe, la gratification peut représenter une somme non négligeable.
Son montant varie selon les conventions collectives ou les usages de l’entreprise. Certaines primes se situent autour de quelques centaines d’euros, tandis que d’autres peuvent dépasser 1.000 euros.
Dans certains cas, la récompense peut même atteindre l’équivalent de plusieurs mois de salaire.
Des avantages complémentaires peuvent aussi être accordés, comme un cadeau ou des jours de congés supplémentaires.
Plusieurs niveaux de médailles selon l’ancienneté
La médaille du travail comporte plusieurs échelons, attribués en fonction de la durée de carrière :
- la médaille d’argent, accordée après 20 ans de service ;
- la médaille de vermeil, après 30 ans ;
- la médaille d’or, après 35 ans ;
- et la médaille grand or, après 40 ans d’activité.
Pour vérifier son éligibilité, un salarié peut consulter son relevé de carrière ou demander à son employeur un récapitulatif de ses années de service.
La demande est ensuite instruite par l’administration compétente, notamment la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), la préfecture ou la sous-préfecture.
