
Près de 4,6 millions de personnes exercent aujourd’hui une activité indépendante en France. Leur nombre a progressé de 78 % depuis 2008, preuve de l’attrait croissant pour ce mode d’exercice. Mais cette indépendance est-elle réellement synonyme d’une meilleure qualité de vie ?
- C’est la question à laquelle répond le premier baromètre IFOP pour Welfaire, réalisé auprès de 800 travailleurs non salariés (TNS).
- L’étude met en lumière un constat contrasté : si la liberté d’organisation séduit largement, les préoccupations financières et l’absence de filet de sécurité continuent de peser sur le quotidien des indépendants.
94 % apprécient l’autonomie offerte par leur statut
Sans surprise, la principale satisfaction des travailleurs indépendants concerne leur autonomie. 94 % des personnes interrogées déclarent apprécier la liberté qu’offre leur statut.
Pouvoir choisir ses clients, organiser son activité comme on le souhaite ou encore prendre ses décisions sans hiérarchie figurent parmi les avantages les plus cités. Cette liberté apparaît comme la première motivation pour exercer en tant qu’indépendant.
Une organisation plus libre des journées
L’étude montre également que 90 % des indépendants estiment pouvoir organiser leurs journées selon leurs propres contraintes.
Cette souplesse permet notamment de mieux articuler vie professionnelle et obligations personnelles. Même si les journées sont souvent longues, la possibilité de gérer son emploi du temps est perçue comme un avantage déterminant.
Ils travaillent davantage… mais jugent leur équilibre satisfaisant
Selon le baromètre, les travailleurs indépendants travaillent en moyenne 37 jours de plus par an que les salariés.
Pour autant, 79 % considèrent avoir trouvé un équilibre satisfaisant entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.
Ce résultat montre que, pour beaucoup, l’équilibre ne dépend pas uniquement du nombre d’heures travaillées. Le fait de pouvoir décider de son rythme et de son organisation semble compenser une charge de travail plus importante.
Les revenus restent le principal point faible
Si la liberté fait largement consensus, la rémunération est beaucoup plus critiquée.
Seuls 44 % des travailleurs indépendants estiment que leurs revenus sont satisfaisants.
L’étude souligne ainsi que l’indépendance ne garantit pas un niveau de rémunération élevé ni une stabilité financière, malgré un investissement souvent conséquent dans l’activité.
Une interruption d’activité demeure une source d’inquiétude
Autre enseignement marquant : 71 % des répondants jugent difficile de faire face à une baisse ou à un arrêt temporaire de leur activité.
Maladie, accident, ralentissement économique, grossesse ou congé parental sont autant de situations susceptibles d’avoir un impact immédiat sur les revenus. Cette vulnérabilité financière reste l’une des principales préoccupations des travailleurs non salariés.
Plus d’un indépendant sur deux souhaite le rester jusqu’à la retraite
Malgré ces difficultés, le statut conserve un fort pouvoir d’attraction. 57 % des personnes interrogées envisagent de rester indépendantes jusqu’à la fin de leur carrière.
Ce chiffre montre qu’une majorité se projette durablement dans ce mode d’exercice, même si une part importante des indépendants reste ouverte à d’autres perspectives professionnelles.
Les six chiffres à retenir
- 4,6 millions de travailleurs indépendants en France.
- +78 % d’augmentation de leur nombre depuis 2008.
- 94 % apprécient l’autonomie liée à leur statut.
- 90 % estiment pouvoir organiser librement leurs journées.
- 79 % jugent leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle satisfaisant.
- 44 % seulement sont satisfaits de leurs revenus.
- 71 % redoutent les conséquences d’une interruption d’activité.
- 57 % souhaitent rester indépendants jusqu’à la fin de leur carrière.
Méthodologie
Ce premier baromètre IFOP / Welfaire a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 800 travailleurs indépendants et non-salariés de France métropolitaine, interrogés entre le 24 février et le 9 mars 2026.
La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas, en tenant compte du sexe, de l’âge, de la profession et du secteur d’activité des répondants.
