
Ces chiffres, tirés des données de l’Unédic, révèlent une situation globalement stable, même si certains secteurs restent plus fragiles et que les effets de la crise continuent de se faire sentir.
Au deuxième trimestre 2025, le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) affiche une stabilité globale, malgré un contexte économique marqué par des tensions sectorielles et des défaillances d’entreprises en légère hausse.
Pour rappel, il est destiné aux salariés licenciés pour motif économique dans les entreprises de moins de 1.000 salariés ou en redressement judiciaire. Il continue de jouer un rôle central dans l’accompagnement des transitions professionnelles.
Des adhésions stables, des emplois menacés en recul
Avec 24.100 entrées enregistrées au T2 2025, le nombre d’adhésions au CSP reste quasi inchangé par rapport au trimestre précédent (+500).
Une stabilité qui contraste avec la baisse des inscriptions à France Travail pour motif de licenciement économique, en léger repli à 32.300.
En parallèle, les défaillances d’entreprises ont légèrement augmenté (+1,3 %), tandis que le nombre d’emplois menacés a reculé de 6,5 %, pour s’établir à 65.000.
Les différences selon les secteurs se confirment :
- La construction résiste mieux que la restauration traditionnelle, particulièrement touchée.
- Certaines grandes entreprises, comme SFR, ont également contribué à alourdir le bilan avec près de 6.000 emplois concernés.
Un nombre de bénéficiaires indemnisés qui se maintient
À la fin du deuxième trimestre 2025, 76.700 personnes étaient encore indemnisées dans le cadre du CSP.
Ce chiffre, stable, reflète un équilibre entre les entrées et les sorties du dispositif.
Après une période de forte volatilité liée à la crise sanitaire, le CSP semble avoir trouvé un rythme de « croisière », même si le niveau d’avant 2019 n’a pas été retrouvé.
L’emploi en cours de CSP : une stabilité relative
L’accès à l’emploi salarié pendant le CSP, après avoir chuté pendant la crise, s’est progressivement redressé depuis 2021.
Aujourd’hui, il se stabilise sans pour autant retrouver son niveau d’avant 2019. Parmi les entrants au T2 2024, 27 % ont travaillé pendant leur CSP, contre environ un tiers avant la pandémie.
Les délais pour retrouver un emploi varient :
- 9 % des bénéficiaires ont travaillé dans les trois premiers mois,
- une majorité commence à travailler entre le 4ᵉ et le 6ᵉ mois.
La formation en recul, malgré des efforts passés
L’accès à la formation, boosté par le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) et la crise sanitaire, a connu un pic historique.
Pourtant, depuis 2024, une baisse nette se dessine : seulement 26 % des entrants au T2 2024 ont suivi une formation, contre 30 à 38 % les années précédentes.
Quelques repères indiqués dans le rapport de l’Unédic :
- La première formation débute en moyenne entre le 5ᵉ et le 6ᵉ mois.
- La durée moyenne de formation pendant le CSP est de 4 mois, soit plus que la moyenne des demandeurs d’emploi (environ 2 mois).
La prime de reclassement, un outil toujours utilisé
La prime de reclassement, versée aux bénéficiaires reprenant un emploi durable avant la fin du 10ᵉ mois, continue d’être sollicitée par environ un tiers des adhérents.
Son taux de recours reste stable depuis 2023, confirmant son utilité dans la sécurisation des parcours.
Un taux de persistance qui se réduit lentement
Le taux de persistance – la part de bénéficiaires toujours inscrits à France Travail 6, 12 ou 24 mois après leur entrée en CSP – a diminué régulièrement depuis 2015.
Après une hausse en 2020, liée à la crise et à l’accès accru à la formation, il repasse sous la barre des 56 % pour les entrants du T1 2024, contre 55 % pour ceux du T1 2023.
Comprendre toutes les règles du CSP
Délai de réflexion, calcul de l’ASP, reprise d’emploi, prime de reclassement, création d’entreprise et fin des droits : retrouvez notre guide complet du contrat de sécurisation professionnelle.
Pour les conséquences sur les aides de la CAF, consultez également notre fiche : CSP et prime d’activité, peut-on les cumuler en 2026 ?
